Juin 2013 - N° 1136
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«Mobilité 21», une commission pour mettre de l’ordre dans le SNIT

Novembre 2012 - N° 1129 - Actualités

Le gouvernement a mis en place à la mi-octobre une commission, baptisée «Mobilité 21» chargée de mettre de l’ordre dans les projets du Schéma national des infrastructures de transport (SNIT). On se souvient que dans sa dernière version adoptée fin 2011, le SNIT recensait l’ensemble des projets d’infrastructures de transport dont devrait se doter la France d’ici à 2030 et en chiffrait l’investissement à plus de 245 milliards d’euros. Une facture que le pays peut difficilement assumer sur cette période. La commission, présidée par Philippe Duron, député-maire de Caen et président de l’AFITF (Agence de financement des infrastructures de transport de France), a six mois pour dresser un calendrier réaliste des différents projets de développement (lignes à grande vitesse, autoroutes, projets fluviaux, projets de transport urbain) et de modernisation des réseaux. En fonction des moyens financiers disponibles et en fonction des priorités, sachant que le gouvernement souhaite donner une priorité à l’optimisation du réseau existant. «Nous ne sommes pas dans une logique d’abandon», a promis Frédéric Cuvillier lors de la conférence de presse, en prenant l’exemple du projet du canal Seine-Nord, assurant qu’il était maintenu. Refusant de dire quels projets seraient susceptibles d’être abandonnés, le ministre a toutefois souligné que tous n’étaient «pas au même niveau d’aboutissement», et que certains avaient été inscrits au SNIT, «par opportunité». C’est bien autour des notions d’«élagage, de hiérarchisation, de planification et de programmation» que tournera le travail de cette commission, comme l’a indiqué son président Philippe Duron en marge de la conférence de presse : «245 milliards d’euros de projets, c’est une somme difficilement réaliste», a-t-il ajouté. Cette commission est composée de dix membres, six parlementaires – en majorité de gauche – et quatre personnalités qualifiées.

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