Mai 2013 - N° 1135
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Transports Publics 2012

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Trois millions de covoitureurs en France

Trois millions de Français pratiqueraient le covoiturage en France, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui constate ces derniers mois, avec l’augmentation des prix des carburants, une hausse des inscriptions sur les sites Internet de covoiturage. Leader du marché des longs trajets avec 2,2 millions de membres, l’entreprise covoiturage.fr a connu un boom cet été avec 200 000 inscriptions supplémentaires entre juillet et août, contre 70 000 par mois habituellement. «On a clairement ressenti les effets de l’augmentation des prix des carburants, même si c’est encore trop tôt pour savoir si c’est l’unique raison de cet afflux», relève la PME, dont les trajets proposés par les internautes sont en moyenne de 330 kilomètres. «La raison financière est la première raison invoquée par les adeptes du covoiturage, bien avant les raisons écologiques», rapporte son dirigeant, Frédéric Mazzella, qui a multiplié ses inscriptions par deux entre 2011 et 2012.
«La progression est très forte depuis trois à quatre ans, mais on partait de rien», relève Olivier Bertrand, élu écologiste au conseil général de l’Isère, l’une des premières collectivités à avoir mis en place en 2010 un service d’«e-covoiturage», encore balbutiant, basé sur la mise en relation immédiate entre un passager et son conducteur grâce à la téléphonie mobile. «Ce que l’on constate, c’est que le public s’élargit. Les utilisateurs ne sont plus uniquement les étudiants et les jeunes fauchés», se réjouit l’écologiste, alors que 19% des abonnés du site covoiturage.fr ont entre 35 et 49 ans. Si les économies, «flagrantes» sur les longs trajets, expliquent le succès du covoiturage, l’utilisation de ce service sur les courtes distances demeure encore «très marginale», nuance le conseiller général. «Le gain pour un salarié payé au Smic n’est pourtant pas négligeable», souligne Marie Martese, directrice de la société La Roue Verte, spécialisée dans le service aux entreprises et collectivités. «On estime à 1000 euros l’économie d’essence réalisée en un an par un salarié sur un trajet de 20 kilomètres», avance la dirigeante, après avoir constaté une augmentation des demandes des entreprises situées en périphérie des grandes villes, qui ont parfois «du mal à recruter des salariés à des bas salaires». Depuis début 2012, la communauté urbaine du Grand Lyon, qui a mis en place une plateforme de réservation pour favoriser le covoiturage dans les entreprises, a ainsi enregistré une augmentation de 25% des inscriptions.

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