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Observatoire de la mobilite BVA-UTP : la bonne image des transports publics
Comme l'an dernier à la même époque, l'UTP et l'Institut BVA viennent de publier les résultats de leur Observatoire de la mobilité (1). Cette seconde édition confirme les tendances déjà observées l'an dernier sur l'image positive que les Français ont de leurs transports publics.
Premier constat de cette étude : une certaine baisse de la mobilité, principalement automobile. Près de la moitié des personnes interrogées déclarent avoir diminué au moins un type de déplacements ces mois derniers. Une diminution due davantage à des raisons écologiques qu'économiques. Il est donc logique que ce soient les déplacements en voiture particulière qui aient été les plus touchés par cette tendance que l'on retrouve dans d'autres études (29% des habitants déclarent avoir diminué leurs déplacements en voiture et 17% leurs déplacements en transport public).
Les transports publics ont toujours une bien meilleure image que celle de la voiture pour les déplacements urbains. Lorsqu'on demande aux habitants ce qu'évoquent spontanément pour eux les déplacements en transports publics, 57% d'entre eux (soit la même proportion que l'an dernier) continuent de faire des citations positives, alors que ce n'est le cas que de 35% d'entre eux (en progression de 7% toutefois), lorsqu'il s'agit d'évoquer les déplacements en voiture en ville. C'est à la fois la commodité (21%) et la réduction de la pollution (12%) qui sont les qualités du transport public les plus souvent citées.
32 % des personnes interrogées (- 2%) émettent des jugements négatifs sur les déplacements en transport public alors qu'ils sont 70% à faire de même pour la voiture. Les citations négatives concernant les transports publics portent surtout, comme l'an dernier, sur les attentes (7%), leur trop grand remplissage (6%) et leurs désagréments (5%). Ces citations négatives restent également plus souvent émises par les habitants d'Ile-de-France (48%, pour 29% hors Ile-de-France).
Les citations négatives concernant les voitures, comme l'an dernier, portent en revanche davantage sur les problèmes de circulations (feux, embouteillages) (45%), les problèmes de stationnement (25%) et la pollution (19%).
La perception de l'opinion publique concernant le coût des déplacements reste encore confuse. 35% des citadins ont le sentiment que depuis ces dernières années la part de leur budget consacrée aux transports publics a augmenté alors qu'ils étaient 41% à avoir le même sentiment l'an dernier. A noter que cette idée d'un budget transport public en hausse est plus fortement perçue en Ile-de-France (51%) et dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants (39%).
Par contre, ce coût du transport public paraît avoir davantage augmenté ces dix dernières années que le coût des déplacements en voiture. Ils sont 36% à avoir ce sentiment contre 30% en 2008. La baisse du prix des carburants après le pic de 2008 explique sans doute cela.
Comment améliorer les transports publics ?
Les pistes prioritaires pour améliorer les transports publics restent sans surprise comme l'an dernier, la fréquence, le coût et la ponctualité : 68% des habitants disent qu'ils prendraient davantage les transports publics s'ils étaient plus fréquents ; 64% s'ils étaient moins chers et 64% plus ponctuels.
L'information et le confort sont aussi deux pistes souvent citées : 56% des habitants disent qu'ils prendraient davantage les transports publics "s'ils étaient mieux informés du tracé des lignes et des lieux où se trouvent les arrêts" et 53% s'ils étaient plus confortables.
Pour rendre les transports en bus plus rapides, les citadins citent à 33% la création de lignes express réservées aux transports publics et à 27% l'augmentation des voies réservées aux bus.
Des Français de plus en plus écolos
Qu'est-ce qui pourrait inciter les habitants à plus utiliser les transports publics en ville ? La volonté de faire baisser la pollution répondent 35% des personnes interrogées (en baisse de 2 points). Viennent ensuite la hausse du prix de l'essence citée par 28% des habitants, l'augmentation des embouteillages (20%) et loin derrière la hausse du prix du stationnement (7%). Une dernière réponse un peu paradoxale quand on sait que 24% des personnes interrogées estiment que, pour diminuer la circulation automobile, il faudrait augmenter le prix du stationnement et 22% jugent qu'il faudrait diminuer le nombre de parkings.
Robert Viennet
(1) Cette étude a été réalisée par l'Institut BVA du 16 au 21 novembre 2009, par téléphone, auprès d'un échantillon de 1006 personnes, représentatif des habitants des agglomérations de plus de 50 000 habitants, âgées de 18 ans et plus.




