Mai 2013 - N° 1135
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Transports Publics 2012

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Le Mont Saint-Michel, c'est sans voiture

Avril 2012 - N° 1123 - Infos réseaux

Le Mont Saint-Michel va tourner une page le 28 avril 2012. Ce jour-là, plus aucun véhicule ne pourra stationner aux pieds des remparts, ni sur les grèves, ni le long de la digue-route. En échange les visiteurs pourront se rendre sur le rocher à pied, à cheval ou en navette.

Cette décision s'inscrit dans une opération visant à redonner à ce site, visité par 2,5 millions de personnes chaque année, son caractère maritime. Pour garantir son accès, trois types de navettes ont été imaginées par Veolia Transdev dans le cadre d'une délégation de service public.

Un contrat de dix ans assorti de 24 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 12,3 millions de subventions d'équipement. Première solution de transport : des véhicules hippomobiles à impériales. Les Maringotes seront tirées par des chevaux de trait et mettront 15 minutes pour relier le continent au Mont Saint-Michel. Autre mode plus rapide, le Passeur qui reliera ces deux pôles en 6 minutes. Il s'agit de bus réversibles dotés de deux postes de conduite, mis au point par la direction recherche et innovation de Veolia Environnement.

Polémique

Enfin, la Montoise (un minibus à la demande) sera exclusivement réservée aux personnes à mobilité réduite, aux Montois et aux salariés. Ils pourront la prendre depuis le parc de stationnement, situé à environ 700 mètres du point de départ des deux autres navettes. Le positionnement de ce parking de 4150 places a déclenché une polémique : les détracteurs du projet considèrent cette marche forcée comme un véritable obstacle au regard du temps de parcours estimé entre 10 et 15 minutes. Le syndicat mixte Baie du Mont Saint-Michel rappelle que "le nouveau dispositif d'accès au site a pour objectif de préserver le Mont, restreindre les voitures et laisser une place plus importante à la marche à pied, comme c'est le cas sur d'autres sites touristiques". Un observatoire sera mis en place pour évaluer si la marche est ou non un véritable obstacle entraînant une baisse de la fréquentation.

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